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Un avenir pour les vieilles coques



Vous les avez tous vus au hasard d’une promenade sur la plage ou la grève. De la petite annexe au bateau de pêche-promenade, les vieux bateaux abandonnés se multiplient sur le littoral français et finissent leur vie couchés sur une grève ou tout simplement enfouis ou coulés. Le plus souvent bourrés de résine et de polyester ils se décomposent alors très lentement. Un désastre pour l’environnement.

Chaque année, 20 000 bateaux de plaisance arrivent en fin de vie. Aujourd’hui aucune solution n’est proposée aux plaisanciers français qui souhaitent se séparer de leurs vieilles coques.

Le sénateur finistérien Jean-Luc Fichet propose la mise en place d’une véritable filière de déconstruction ainsi qu’une législation contraignant les propriétaires à passer par un professionnel pour assurer la destruction proprement.

En effet si l’enfouissement ou la submersion sont rigoureusement interdits dans la plupart des pays d’Europe, la France reste à la traîne en acceptant toujours cette pratique.

Une société lyonnaise pourrait proposer prochainement une solution aux particuliers soucieux de l’environnement. Sobrement baptisée Dépollution Nautique, cette jeune structure spécialisée dans la déconstruction et la dépollution des bateaux de plaisance en fin de vie a mis au point une technique permettant de séparer les fibres de la résine polyester. 10 à 20% de fibres recyclées pourraient ainsi entrer dans la construction de nouvelles unités.

Et l’idée semble séduire. Selon Dépollution Nautique, de plus en plus de plaisanciers prennent spontanément contact avec l’entreprise lyonnaise et acceptent de payer les 98 centimes d’euro par kilo de polyester récupéré pour se débarrasser proprement de leur vieille coque.

Le vent commence à tourner.



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